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Monographies des villes et villages de France
Des livres de référence d'histoire locale

2749, "FERRIÈRE-LA-GRANDE (Histoire de) depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours", "Louis Lutaud", "2008, réimpression de l'ouvrage paru en 1908", "Format 14 X 20. 522 pages", "62e", "", 4, "Passionné d'archéologie, Louis Lutaud se sert de ses connaissances en la matière pour restituer le passé de Ferrière-la-Grande. Au-delà des découvertes qu'il rapporte, il présente aussi une reconstitution très vivante de la vie quotidienne de ses habitants, privilégiant un ton didactique adapté à un ouvrage destiné à tous, sachant aussi s'appuyer, à l'occasion, sur des anecdotes parfois savoureuses. Il raconte ainsi l'histoire édifiante de l'ermite saint Agapit, coupable d'un acte de barbarie qui emporta la raison puis la vie de son épouse, avant qu'il ne décide de faire pénitence jusqu'à la fin de ses jours. Il s'amuse aussi à constater le parti pris des actes d'état civil dont le registre ne comporte aucune trace des décès survenus de 1691 à 1704 ; en effet si les mariages et les naissances étaient retranscrits scrupuleusement, les décès étaient simplement notés « sur des feuilles volantes ». Les péripéties subies par le coq du clocher sont tout aussi bon enfant. Dans le domaine de l'éducation, il rappelle aussi les difficultés de la mise en place de méthodes d'apprentissage adaptées à tous et les bienfaits du mécénat en matière d'instruction pour les filles. De même, le chapitre consacré aux faits divers et aux calamités, est représentatif de toutes les croyances, superstitions ou affaires judiciaires dont on dirait aujourd'hui qu'elles défraient la chronique. Relatant l'histoire de Martelette Boulengier, exécutée par la corde, sur la seigneurie de Hion, il s'insurge, dans un contexte plus général, contre « les ignorants [qui] attribuaient à la sorcellerie tous les effets dont ils ne pouvaient pénétrer les causes ». « Un inventeur, un novateur, était vite qualifié sorcier ; malheur à lui s'il était pauvre hère, le vulgaire l'accusait d'assister à des assemblées nocturnes, au sabbat et d'y opérer toutes sortes de maléfices ». Enfin, ses considérations sur l'industrie métallurgique et les bienfaits qu'elle a su prodiguer à la commune, sont teintées d'une nostalgie nouvelle, que l'expérience a inculquée au lecteur contemporain.
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